Samedi 12 mai 2007 6 12 /05 /Mai /2007 15:16
(Cela ne viens pas du blog Adaï, nous faisons suivre tout simplement). 

Drapeau noir sur la France...


Nous sommes de plus en plus à accrocher des tissus noirs à nos fenêtres pour
manifester notre inquiétude (et c'est un euphémisme) quant à la politique que
menace d'appliquer Nicolas Sarkozy une fois président.
Un drapeau ou un foulard noir pour signifier notre désaccord, et surtout notre
volonté de vigilance. Nous appelons à ce que ce mouvement s'élargisse. Un tissu
noir à votre fenêtre, qu'il soit grand ou petit pour dire que non. Nous ne le
laisserons pas faire n'importe quoi de son pouvoir, nous ne nous endormirons pas
et aussi dire à celles et ceux qui risquent d'être les victimes désignées de ce
pouvoir injuste que l'on ne les abandonnera pas :
aux destinataires des minima sociaux,
aux radiés de l'ANPE,
aux agents ANPE virés pour cause de privatisation,
aux personnels hospitaliers qui devront faire face à l'assèchement de leurs crédits,
aux patients qui devront payer pour aller en clinique privée,
aux patients pauvres qui ne pourront acquitter les franchises,
aux SDF, qui n'avaient qu'à travailler à l'école,
aux démunis, précaires, naufragés sociaux, "habitants des quartiers", surtout s'ils sont basanés ou même franchement bronzés,
aux clandestins qui seront "délationnés", à ceux que l'on renverra se faire exécuter chez eux,
aux enseignants qui verront les effectifs de leurs classe gonfler, et qui devront enseigner plusieurs matières,
aux élèves qui ne pourront qu'en pâtir,
aux jeunes qui n'ont pour perspective d'avenir que des postes éjectables à vie,
à la France d'après qui se lèvera tôt pour aller pointer,
aux ruraux qui verront leurs services publics disparaître,
aux femmes qui ne risquent pas de voir leur "plafond de verre" se lever de sitôt,
aux employés d'EADS,
aux personnes sensibles à l'écologie,
aux licenciés boursiers,
aux délocalisés,
aux temps partiels subis,
aux régimes spéciaux,
aux grévistes qui se verront sanctionnés et réquisitionnés pour assurer le service minimum,
aux militants et responsables syndicaux,
aux citoyens usagers transformés en clients,
aux "privatisés d'EDF",
aux prisonniers qui vont s'entasser dans nos prisons d'un autre siècle, et aux hommes et femmes libres qui vont les rejoindre,
à tous les citoyens qui auront le malheur de passer devant les forces de l'ordre tandis que leur quota quotidien n'est pas rempli,
aux juges et avocats dont le rôle sera purement consultatif,
aux voleurs de bonbons ou de pommes dont l'ADN sera fiché,
aux enfants de 3 ans fichés à vie à cause de leur "gène délinquant" ou pédophile,
aux associations qui défendent les libertés individuelles,
aux réfractaires à l'ordre de la schlague et de l'uniforme,
aux palestiniens,
aux iraniens,
A l'Afrique et à tous les pays pauvres,

à la fraternité, à l'égalité, à la laïcité et à la solidarité.

C'est peu mais c'est un début...


Faites tourner ce message le plus largement possible, parlez en autour de vous, que
nous soyons entendu le plus fortement possible.

Il s'agit d'une initiative indépendante et spontanée et aucun parti ni organisation politique ne
pourra la revendiquer ou la récupérer.


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Vendredi 4 mai 2007 5 04 /05 /Mai /2007 23:54
Spectacle en lutte, Coordination lyonnaise
des professionnels du spectacle vivant et de l'audiovisuel

ASSEDIC
Ancien ou nouveau protocole, L'ASSEDIC dysfonctionne gravement !

la coordination a donc rédigé un tract, «parodie» du dépliant de l'ASSEDIC en collaboration avec AC! Rhône, l'URF CGT et le collectif Vaudais.

AC! prend en charge l'impression de 300 dépliants.


Nous vous invitons à participer à la
distribution
qui est organisée le

mercredi 9 mai 2007 à 10H00

à l'ASSEDIC «Lafayette»
Assedic Vallée du Rhône et de la Loire
site de Lyon centre

94 cours Lafayette - 69003 Lyon


À cet effet, une réunion de groupe de mobilisation (à laquelle toute personne qui veut s'impliquer est bienvenue) est prévue le


lundi 7 mai 2007 à 10H00
au local du
7, rue Pierre Bourdan
(non loin de Bahadourian, cf plan)
il y a un interphone

Nous ne pouvons être forts qu'ensemble !
Il n'est jamais trop tard pour se mobiliser…
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Vendredi 9 mars 2007 5 09 /03 /Mars /2007 13:58
 " Les Indisponibles*** - Solidaires des 4" :

Lire la Pétition :      http://www.cip-idf.org/petition/?petition=3
Signer la pétition :      http://www.cip-idf.org/petition/index.php?petition=3&signe=oui 
Voir les signataires  :      http://www.cip-idf.org/petition/index.php?petition=3&pour_voir=oui 

*** Le nom "Les Indisponibles" a été choisi en référence à l'affirmation de Patrick Le Lay, PDG de TF1, interrogé parmi d’autres patrons dans un livre Les dirigeants face au changement (Editions du Huitième jour)  :
" Il y a beaucoup de façons de parler de la télévision. Mais dans une perspective ”business”, soyons réaliste : à la base, le métier de TF1, c’est d’aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit (...).
Or pour qu’un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c’est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c’est du temps de cerveau humain disponible (...).



Et pour rester informé du procés en cours voici la Mailing list "les Indisponibles"

https://cip-idf.org/cgi-bin/mailman/listinfo/lesindisponibles

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Jeudi 8 mars 2007 4 08 /03 /Mars /2007 20:24
Spectacle en lutte, Coordination lyonnaise
des professionnels du spectacle vivant et de l'audiovisuel

Important –– Important –– Important –– Important –– Important

Suite à un problème technique, nous vous demandons de vous inscrire à la nouvelle liste de diffusion de «Spectacle en lutte». Si vous ne le faites pas, nous ne pourrons plus vous tenir informés.

C'est simple et rapide :
1 - cliquez sur ce lien. Un message vierge va être automatiquement rédigé pour lyon.intermittence-request@ml.free.fr avec subscribe pour objet.
2 - envoyez ce message tel quel.
3 - c'est fait !
Important –– Important –– Important –– Important –– Important





Une journée nationale d'actions et de manifestations est prévue pour lundi prochain.

rendez-vous le
lundi 12 mars 2007 à 14h00
devant l'entrée des artistes du TNP
(arrière du TNP, rue Louis Becker - 69100 Villeurbanne)
Soyez ponctuels car nous partirons pour une ACTION.
Nous profiterons de cette action pour tenir sur place une AG informative sur les nouveaux dispositifs qui rentreront en application prochainement.




Le calendrier du mois
Le 2 mars : le Medef, la CFDT, la CFTC et la CGC signent le texte modifiant les annexes 8 et 10 de l'assurance chômage. Après publication au Journal officiel, un délai de quinze jours permet à deux organisations représentatives de déposer un recours.
Le 8 mars lors d'un Conseil national des professions du spectacle (CNPS), les partenaires sociaux seront informés du projet de décret pour le fonds de professionnalisation.
Entre le 20 mars et le 10 avril : convocation d'un Conseil supérieur de l'emploi qui doit formuler un avis sur le texte modifiant les annexes 8 et 10. Ce conseil devra se réunir à nouveau, si un recours a été présenté.
Dans les jours suivants : agrément par la Délégation générale à l'emploi et la formation permanente (DGEFP). Les annexes 8 et 10 modifiées et le fonds de professionnalisation et de solidarité s' appliquent aux fins de contrat postérieures au 31 mars (au lieu du 1 mars comme envisagé).

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Dimanche 25 février 2007 7 25 /02 /Fév /2007 16:27
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Mardi 20 février 2007 2 20 /02 /Fév /2007 12:02
Spectacle en lutte, Coordination lyonnaise
des professionnels du spectacle vivant et de l'audiovisuel

Actualité

Le vendredi 2 mars 2007, à 9H30, une réunion paritaire sur les annexes 8 et 10 aura lieu au siège du Medef
(55 avenue Bosquet - 75007 Paris).

L'objectif est  bien clair : signer le protocole d'avril 2006.



En conséquence, la coordination invite tout professionnel ayant envie de s'impliquer, d'analyser, de réagir, de proposer,…  au prochain

groupe de mobilisation
lundi 26 février 2007 à 10H00
au local du
7, rue Pierre Bourdan
(non loin de Bahadourian, cf plan)
il y a un interphone

Toute personne désireuse de s'investir dans la lutte sera la bienvenue lors de ces séances de travail !
Pour lutter efficacement, il faut des forces.

Vous pouvez toujours vous inscrire sur la liste de diffusion, envoyer simplement votre adresse e-mail à :  intermittence@free.fr
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Dimanche 7 janvier 2007 7 07 /01 /Jan /2007 18:02

pap-info
--------
Ag unitaire : Lundi 8 janvier 19h bourse du travail, salle Croizat, 3 rue du
Château d¹eau, métro République.

http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=3188

Ils ont signé, nous persistons.

Ils nous traitent comme des chiens... Mettons-leur la pâtée ! Nous appelons
à l¹ouverture de réels débats sur les droits sociaux et la réforme du
paritarisme et à la suspension immédiate de cet accord.


CA Y EST, LE PROTOCOLE EST SIGNÉ !

Nous avons tous appris par la presse, à l¹aube des fêtes de fin d¹année, que
le projet de protocole dit du 18 avril proposé par le MEDEF a finalement été
signé « en toute discrétion » le 21 décembre dernier par trois
confédérations syndicales, les trois mêmes qui avaient déjà signé en juin
2003 le protocole actuellement en vigueur : la CFDT en tête, la CFTC puis la
CGC. Ces informations ont été obtenues auprès de la CFTC, qui avec la CFDT
avait annoncé son intention de signer dès octobre dernier. Restait la tant
attendue signature de la CGC pour donner un ultime crédit de façade à cette
parodie de dialogue social. La profession quant à elle était le 6 décembre
dernier encore dans la rue. Aucun communiqué officiel ni du gouvernement ni
des confédérations signataires n¹est à ce jour publié. La fédération culture
de la CGC, elle-même, informée comme nous par les médias, a aussitôt envoyé
des démentis catégoriques... Mais c¹est chose faite... Cafouillages
habituels autour des parties de poker qui se jouent aujourd¹hui dans nos
instances paritaires.

Que signent-ils ?

Un projet de protocole bricolé qui conforte et empire le protocole de 2003
dénoncés inlassablement depuis plus de trois ans. Ce texte est une insulte
aux nombreuses propositions faites par les premiers concernés et reconnues
par tous, il entre par ailleurs sournoisement en contradiction avec les
conventions collectives en cours de négociation dans le secteur.

Aussi inapproprié, inéquitable et économiquement absurde que le premier, ce
nouveau dispositif substitue encore une fois au principe de mutualisation et
de solidarité un système de capitalisation de type assurantiel ; en
accroissant les indemnités versées aux salariés les mieux lotis, il creuse
encore plus le déficit de l¹Unedic ; il n¹incite nullement à la juste
déclaration des heures travaillées ; il exclut la prise en compte des congés
maladie et des heures de formation alors que la transmission est au coeur
des discours sur les politiques culturelles, il fragilise ceux dont
l¹activité est discontinue au profit d¹emplois permanents inadéquats ; et
parce qu¹il interdit à nouveau le cumul avec des droits hors annexes, il
multiplie les obstacles à l¹entrée comme à la sortie de nos professions ; il
divise, sectorise et fait régner au nom d¹une moralisation méprisante, un
contrôle administratif incompétent et tatillon de nos parcours
professionnels.

Tous ces points, nous les avons dénoncés. Nous n¹avons jamais cessé
d¹alerter les pouvoirs publics en exprimant nos désaccords et en apportant
de nouvelles propositions. Nous avons surtout fait savoir que le protocole
du 18 avril ferait basculer des dizaines de milliers d¹entre nous hors du
système, dans des situations inadmissibles de reconversions vers le RMI.
Nous avons fait savoir que ce nouveau système frapperait, à nouveau sans
raison, très durement un secteur déjà affaibli par le précédent protocole.
Nos propositions sur l¹intermittence portaient aussi les germes d¹une
possible clarification des débats actuels autour du dialogue social, du
paritarisme, de l¹urgence d¹accompagner la précarisation du marché du
travail par de nouveaux droits sociaux. Qu¹à cela ne tienne : à dossier
exemplaire, mauvaise foi exemplaire. Nos analyses ont été étouffées par la
presse, nos recommandations jetées au panier et nos actions réprimées de
plus en plus violemment par la police.

Pourquoi signent-ils ?

Pour des raisons aussi obscures et douteuses que celles de 2003

D¹un côté le gouvernement a fait pression de tout son poids sur les
syndicats pour obtenir ces signatures, sans ménager sa peine pour torpiller
le vote de la PPL à l¹Assemblée Nationale en argumentant que seuls les
partenaires sociaux étaient aptes à décider et qu¹il ne fallait surtout pas
interférer dans leurs négociations.
D¹un autre côté les confédérations signataires ne sont absolument pas
représentatives du secteur (3 % des salariés) et sont, de leur propre aveu,
dans une méconnaissance totale des réalités et des conséquences du
dispositif qu¹elles se proposent de mettre en place.

D¹un côté nos exigences se résumaient à trois points essentiels :

- le retour à une date anniversaire annuelle fixe ouvrant droit à une
période de 12 mois d¹indemnisation pendant laquelle 1 jour travaillé est un
jour non indemnisé permettant une meilleure redistribution des indemnités

- la possibilité de cumuler des droits pour des jours travaillés hors
annexes 8 et 10 permettant une meilleure gestion des mobilités
professionnelles

- Un minimum de transparence dans la gestion du paritarisme

Aucun de ces trois points n¹a été pris en compte. Et pour cause, ils
relèvent tous d¹une vision politique solidaire, mutualiste !

De l¹autre côté la CFDT, la CFTC et la CGC conditionnaient leur signature à
l¹obtention de garanties polémiques et périphériques au dossier.

- Sur l¹engagement de l¹Etat dans le financement de dispositifs de
"rattrapage"; (type Fonds Transitoire mis en place en 2004 qui, depuis sa
création, a repêché 34 000 d¹entre nous, pour un budget avoisinant les 180
millions d¹euros). Résultat : la mise en place d¹un Fonds dit de
Professionnalisation, en tout point plus strict, plus radin, plus inutile,
plus complexe, et surtout plus condescendant... c¹est la charité puis
l¹exclusion érigés en système de droit sociaux ! Nous dénonçons cette
demande de garantie, sa supercherie et son principe même qui risque
d¹exclure à terme les annexes 8 et 10 de la solidarité interprofessionnelle.
Si intervention de l¹Etat il y a, c¹est au niveau interprofessionnel qu¹elle
doit s¹effectuer car le déficit de l¹Unedic est interprofessionnel.

- Sur l¹engagement de l¹Etat dans la lutte contre les fraudes. Résultat :
la lutte contre les fraudes, telle qu¹elle est menée actuellement, touche
les structures les plus faibles au risque de les détruire, contribue à
l¹augmentation d¹une sous-traitance sauvage dans l¹audiovisuel, conduit à
dOhypocrites modes d¹emplois et ne fait qu¹alimenter une confusion déjà
sérieusement entretenue par le protocole.

- Des garanties sur la signature de nouvelles conventions collectives.
Résultat : des négociations désordonnées, menées dans l¹urgence malgré
l¹objectif délirant de réduire un secteur aussi hétérogène à 8 conventions
collectives, soumises à des pressions contradictoires exercées notamment par
le gouvernement ... aboutissant à des signatures en force ou dans l¹impasse
pour des raisons on ne peut plus compréhensibles.

Signalons que la CFDT demandait en supplément une garantie de
non-intervention du législateur sur ce dossier. Une partie des
parlementaires UMP téléguidés par le gouvernement lui ont permis d¹obtenir
gain de cause. Le projet de loi parlementaire (PPL), garantissant une date
anniversaire fixe comme cadre à toute négociation paritaire sur nos annexes,
déposé le 12 octobre dernier par une majorité de parlementaires toutes
tendances confondues n¹a pu être voté. Un artifice de procédure
(dénonciation d¹un quorum insuffisant dans l¹hémicycle), utilisé par M.
Bernard Accoyer, président du groupe UMP, a eu raison ce jour-là de cet
exceptionnel travail démocratique qu¹il nous a fallu trois années acharnées
à construire avec le concours des représentants de la nation.

La CFTC et la CGC, quant à elles, ont pris la décision sous notre impulsion
d¹exiger une simulation de chiffrage de la date anniversaire auprès du
gouvernement. Au Ministère, tout le monde sait que la date anniversaire
coûte moins cher que le système de capitalisation imposé par le Medef...
c¹est donc logiquement que le gouvernement a refusé les crédits nécessaires
à une telle expertise et que la demande de la CFTC et de la CGC est restée
sans réponse :
« LE GOUVERNEMENT NE PEUT PAS S¹OPPOSER AU MEDEF, IL LUI EN COÛTERAIT TROP
CHER ! »

La question reste donc entière : pourquoi ont-ils signé le protocole du 18
avril ?

Un élément de réponse nous est apporté par M. Alain Lecanu (signataire pour
la CFE-CGC) qui affirme que pour des questions de représentativité et de
gestion interne des caisses, bref pour maintenir un équilibre des pouvoirs à
son avantage au sein de l¹Unedic, il n¹a pas eu d¹autre choix que de signer.
La représentante de la CFTC quant à elle nous assure de son soutien pour
faire passer la date anniversaire... lors des prochaines négociations !
Pathétique !

Ils signent parce qu¹en attaquant la marge ils se préparent à attaquer le
centre...

Ils signent parce qu¹ils veulent contrôler toutes les formes de diffusion et
empêcher les mobilités innovantes de créer de nouvelles formes d¹échanges
qui pourraient échapper à leurs gestions électives de la décroissance.

Ils signent parce que le régime intermittent est devenu un contre-exemple
des politiques sociales néo-libérales, qui veulent que chacun s¹assure
individuellement contre les risques de l¹existence : chômage, maladie,
vieillesse, devenus autant de ressources pour la nouvelle économie de
l¹assurance. La solidarité intermittente, susceptible de s¹étendre à
d¹autres catégories de salariés précaires, fait tâche.

Ils signent parce que l¹intermittence contribue à un espace de gratuité et
d¹autonomie face au marché de l¹industrie culturelle, et est considérée
comme une "concurrence déloyale". L¹indemnisation mutualiste égalise trop,
au goût des nouveaux dogmes économiques et académismes culturels, l¹amateur
et le professionnel, l¹excellence confirmée et la tentative ténue. La
concentration et l¹entrée dans les normes entrepreneuriales, commerciales et
professionnelles est désormais de rigueur.

Depuis 4 ans, nous avons fait le tour de ces logiques éliminatoires,
malthusiennes, visant à désertifier aussi bien l¹espace social que culturel,
assécher la solidarité et la transmission sensible.

Pourquoi nous persistons ?

Nous persistons parce que nous savons

que nos pratiques culturelles concernent l¹état du sensible dans la société,
la place de la critique, de l¹éthique, de la vie dans des arrières pays et
zones urbaines que nous contribuons à requalifier, revivifier. Et que nous
sommes suivis en cela par les populations et leurs élus qui se sont
clairement opposés, par une proposition de loi signée par une majorité (470)
députés et sénateurs, à la liquidation en cours,

que notre lutte concerne aussi beaucoup d¹autres chômeurs, travailleurs
intermittents, parcours discontinus et fragiles qui se multiplient dans la
nouvelle économie et sont en attente de nouveaux droits sociaux,

que nous avons établi par une contre-expertise à laquelle ont été associés
le CNRS, les régions Île de France et Paca, la validité de nos usages et la
non validité économique du modèle imposé par le Medef,

que nous savons que les centrales signataires et les experts commissionnés
ne sont en rien représentatifs ni au fait de notre réalité fragile,

parce que nous nous savons producteurs de richesses économiques sociales et
morales, sensibles.

ABROGATION DU PROTOCOLE 2003


_______________________________________________
pap-info, liste d'information des Précaires associés de Paris
Ecrire au PAP: precairesassocies@yahoo.com
http://pap.ouvaton.org

Inscription / désinscription, archives: http://listes.rezo.net/mailman/listinfo/pap-infos
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Samedi 16 décembre 2006 6 16 /12 /Déc /2006 00:51
Spectacle en lutte, Coordination lyonnaise
des professionnels du spectacle vivant et de l'audiovisuel

AG extraordinaire
jeudi 21 décembre 2006
10H30

au Théâtre des Célestins
Place des Célestins - 69002 Lyon


Suivie d'une

Action
13H30

rendez-vous devant l'Opéra
Place de la Comédie - 69001 Lyon

 


Protocole 2006 = DANGER !!!!
C'est 2003 en pire…

« Ne soyons pas les dindons de la farce »



Vendredi 8 décembre, le Sénat a voté la loi sur le Fonds de Professionnalisation qui doit remplacer (en pire !!) le Fonds Transitoire.
La CFDT demandait cette garantie au gouvernement pour signer le nouveau protocole de 2006. Cette signature devrait intervenir le 18 décembre, lors de la réunion paritaire sur la formation professionnelle.

Continuons la mobilisation !!

Le groupe de mobilisation se réunira
lundi 18 décembre 2006 à 10H00
au local du
7, rue Pierre Bourdan
(non loin de Bahadourian, cf plan)
il y a un interphone
Toute personne désireuse de s'investir dans la lutte sera la bienvenue lors de cette séance de travail et des suivantes !


Lors de cette réunion sera mise en place l'action « maison jaune » du 21 décembre 2006.


La lutte continue…
Mise en place de l'action « maison bleue » prévue pour janvier.
Contactez le référent :
Combor - papiers.froisses@free.fr - 04 72 74 91 47

Création d'un groupe de travail pour une rencontre avec la commission culture du Parti Socialiste courant janvier. C'est le PS qui a sollicité la coordination lyonnaise lors de la précédente AG.
• Ce même groupe aura pour mission de rédiger une lettre demandant  aux  candidats à la présidentielle (sauf FN & Villiers) de se positionner par rapport à nos métiers (politique culturelle, assurance chômage…).
Contactez le référent :
Hubert Habeillon : hubert.abeillon@laposte.net - 04 78 69 15 28

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Jeudi 7 décembre 2006 4 07 /12 /Déc /2006 21:58
Spectacle en lutte, Coordination lyonnaise
des professionnels du spectacle vivant et de l'audiovisuel

COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Face aux conséquences désastreuses du protocole 2003 et pour prévenir la signature d'un nouveau protocole qui supprimerait encore près de 30 % des intermittents du spectacle.
 
Cet après midi, près de 80 intermittents ont occupé les locaux de la CFDT puis ceux de la CFE-CGC à Lyon. Une délégation a été reçue et un fax a été transmis à leurs hiérarchies (les fédérations parisiennes).
Les professionnels du spectacle ont ensuite rejoint en manifestant le lieu de la conférence de presse prévu ce même jour.



Nous vous invitons à lire :
  • le fax envoyé à la CFDT et à la CFE-CGC depuis leurs fédérations lyonnaises
  • le résumé de la conférence de presse du 6 décembre 2006
(notez que, durant cette conférence de presse, il a été porté à la connaissance des journalistes présents les soutiens et positions apportés à cette journée de grève par la SRF, le SYNDEAC, le SYNAVI, le Parti Socialiste…)

Continuons la mobilisation !!

Le groupe de mobilisation se réunira
lundi 11 décembre 2006 à 10H00
au local du
7, rue Pierre Bourdan
(non loin de Bahadourian, cf plan)
il y a un interphone

Toute personne désireuse de s'investir dans la lutte sera la bienvenue lors de ces séances de travail !
Pour lutter efficacement, il faut des forces.

Vous pouvez toujours vous inscrire sur la liste de diffusion, envoyer simplement votre adresse e-mail à :  intermittence@free.fr
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Mercredi 6 décembre 2006 3 06 /12 /Déc /2006 22:36


© Jack Guez
Des intermittents du spectacle manifestent devant le siège de France 24, le 6 décembre 2006 à  Issy-les-Moulineaux

PARIS
6 Décembre 2006 20h51

Les intermittents en colère manifestent et s'invitent à France 24

Manifestation près des locaux de la nouvelle chaîne de télévision France 24 au moment d'une visite de Jacques Chirac, spectacles annulés: les intermittents du spectacle se sont exprimés avec vigueur mercredi pour dénoncer un texte sur leur assurance chômage.

Une manifestation a rassemblé à  Paris quelque 3.400 personnes en début d'après-midi, selon la police, et 6.000 selon la CGT Spectacle, entre le Palais Royal, près du ministère de la Culture, et l'hôtel Matignon.

Parmi les manifestants, figuraient le chanteur François Hadji-Lazaro, le comédien Jean-Paul Farré, le premier secrétaire de la fédération PS de Paris Patrick Bloche et l'ancien ministre communiste Jack Ralite.

Quelque 200 intermittents se sont rendus en fin de journée auprès du siège de la nouvelle télévision d'information internationale en continu France 24 au moment où le président Jacques Chirac visitait les locaux, à  Issy-les-Moulineaux, à  quelques heures du lancement de la chaîne.

Des CRS, déployés en nombre, ont tiré des gaz lacrymogènes pour les empêcher d'approcher.

Ces manifestants ont quitté les lieux peu avant 19H00, après avoir discuté quelques instants dans la rue avec le président de France 24, Alain de Pouzilhac, qui est retourné dans les locaux de la chaîne alors que le ton montait. Les manifestants ont dénoncé la "répression policière démesurée" dont ils disent avoir été victimes.


La Coordination nationale des intermittents a dénombré quelque 70 compagnies ou salles de spectacles concernées par le mouvement de grève, qui a reçu le soutien du Syndéac (syndicat d'employeurs) et de personnalités politiques, dont Dominique Voynet (Verts) et Marie-George Buffet (PCF).

Défilés et rassemblements ont eu lieu dans plusieurs villes: Lille, Poitiers, Lyon, Marseille.

A Montpellier, entre 100 et 200 intermittents et précaires ont occupé pendant deux heures la cour et le hall d'entrée de la direction régionale des affaires culturelles (Drac). A Tarbes, une cinquantaine de manifestants ont brièvement fait de même dans les locaux du Medef (patronat) et participé à  une "opération escargot".

La place de la mairie de Rennes devait accueillir en soirée un simulacre d'exécution publique consistant à  "éliminer à  la mitraillette 30% des intermittents présents ce jour-là ".

Plusieurs représentations ont été annulées dans des théâtres et centres dramatiques nationaux, notamment à  Paris (dans les deux salles de la Colline et l'une des trois salles de Chaillot), Nanterre et Bordeaux.

Aucune perturbation n'était prévue au Théâtre du Rond-Point à  Paris, où le comédien Philippe Caubère avait "supplié" les intermittents de le laisser jouer, tout en se déclarant solidaire.

La CGT-spectacle, appuyée par la Coordination des intermittents, avait appelé à  une "journée nationale d'actions et de grèves" pour "faire échec" au protocole du 18 avril.

Ce texte reprend, en les amendant, les dispositions controversées de la réforme de 2003, qui avait provoqué la colère des intermittents en durcissant les conditions d'accès à  leur régime spécifique d'assurance chômage, très déficitaire (979 millions d'euros en 2005).

Les intermittents jugent ce nouvel accord trop proche des mesures de 2003 et affirment qu'il va exclure du système plus de 30.000 des quelque 100.000 artistes et techniciens du spectacle concernés.

La CFDT et la CFTC ont annoncé leur intention de signer le protocole. La CFE-CGC, dont le 33e congrès a lieu de mercredi à  vendredi, n'a pas encore donné sa réponse.

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